Un rapport de cas clinique est un rapport détaillé décrivant les symptômes, les signes, le diagnostic, le traitement et le suivi d’un patient. Ces rapports peuvent inclure des données démographiques sur le patient, mais se concentrent le plus souvent sur des cas rares, inhabituels ou non décrits auparavant et présentant un intérêt clinique. Ils jouent un rôle important dans la littérature médicale, contribuant au partage des connaissances et au développement des pratiques.
Étape 1 : Identifier la catégorie de cas clinique
Les rapports de cas peuvent entrer dans les catégories suivantes
- association inattendue entre des maladies ou des symptômes
- une évolution inhabituelle de la maladie ou de la réponse au traitement ;
- observations qui mettent en lumière une nouvelle pathogenèse ou des effets secondaires ;
- caractéristiques cliniques uniques ou rares ;
- approches thérapeutiques ou diagnostiques originales ;
- des changements dans la forme, la position ou le nombre de structures anatomiques.
Étape 2 : Choisir une revue appropriée
Le choix de la revue doit dépendre du contenu de la communication. Par exemple, les cas rares de traumatismes sont mieux orientés vers des publications spécialisées telles que Trauma, plutôt que vers une couverture plus large telle que le British Medical Journal, qui ne publie généralement pas de rapports de cas (à l’exception de la rubrique « Leçon de la semaine »).
Il est important d’examiner attentivement les exigences de la revue en matière de structure, de formatage et de référencement. Le non-respect des normes éditoriales peut entraîner le rejet de l’article, même si son contenu est scientifiquement significatif. Faites attention aux marges, à l’interligne, au style des figures, des tableaux et des références bibliographiques (Vancouver, Harvard, etc.).
Étape 3 : Construire la structure selon les besoins
La structure recommandée d’une communication clinique comprend les sections suivantes :
- Résumé
- Introduction / Présentation du cas
- Méthodes d’examen / Identification
- Histoire du cas
- Analyse des données de laboratoire et instrumentales
- Plan de diagnostic et de traitement
- Diagnostic différentiel
- Évaluation des soins prodigués
- Examens complémentaires
- Aspects physiopathologiques
- Description du traitement et de la prise en charge
- Discussion
- L’étiologie
- Épidémiologie
- Prévalence
- Complications possibles
- Pronostic
- Considérations éthiques (le cas échéant)
- Conclusion
Notez que la liste des sections peut varier en fonction du format et des politiques de la revue.
Étape 4 : Se mettre à l’écriture
Le rapport de cas doit clairement démontrer son caractère unique, sa pertinence clinique et sa valeur pratique. Commencez par évaluer la possibilité de publication, en vous concentrant sur les critères suivants :
Un rapport de cas est publiable s’il
- décrit une maladie rare ou difficile à diagnostiquer ;
- soulève des choix thérapeutiques ou des dilemmes éthiques ;
- présente une nouvelle technique chirurgicale ou diagnostique ;
- démontre l’amélioration des résultats grâce à un changement d’approche ;
- identifie une erreur médicale ou un effet indésirable inattendu ;
- fait état de l’échec ou du manque d’efficacité d’un traitement standard.
Avant de commencer à rédiger :
- Effectuez une recherche documentaire approfondie dans PubMed, Medline, Ovid, Embase, Google Scholar, etc ;
- concentrez-vous sur un sujet étroitement ciblé ;
- si peu de publications sont trouvées (avec une stratégie de recherche correcte), cela peut indiquer que le cas est rare et qu’il est donc particulièrement important de justifier sa pertinence clinique et la raison de la publication ;
- Consulter les collègues ou le superviseur pour évaluer l’originalité du cas.
Étape 5 : Collecte et vérification des données cliniques
Toutes les données relatives au cas doivent être documentées de manière précise et cohérente :
- utiliser les dossiers du patient : antécédents, résultats des examens, études de laboratoire et d’imagerie, interventions chirurgicales et étapes du traitement ;
- copier les images (radiographies, photographies, etc.) sans retirer les originaux, car elles font partie du dossier médical officiel ;
- revérifier toutes les dates et tous les faits pour s’assurer de leur exactitude ;
- garantir l’anonymat complet du patient conformément aux normes éthiques de publication.
Les étapes suivantes de la préparation d’un rapport de cas efficace seront abordées dans la deuxième partie de l’article.